Foire aux questions

​1) Quels sont les objectifs du voyage 2 CAPS en GUIDONS ? 

2) Comment se déroulent vos journées en voyage ?

3) Comment gérez vous vos dépenses durant votre périple ?

4) Comment faites-vous pour communiquer avec la famille ? Vos amis ?

5) Avez vous le temps et l’envie de visiter des sites importants sur votre route ?

6) La France, les amis et la famille ne vous manquent-ils pas ? 

7) Est-ce que des personnes (amis, famille) vous rejoignent durant le voyage ?

8) Pourquoi un voyage spécialement en vélo ?

9) Comment maintenez vous votre hygiène au jour le jour ?

10) Combien de crevaisons depuis le départ ? Des problèmes matériels avec les vélos ?

11) Que mangez vous ? Comment vous faites-vous à manger au quotidien ?

12) Que détestez vous le plus durant ce voyage ? Au contraire, qu’adorez vous faire ? 

13) Pas trop dur pour une femme ce périple ? 

14) Comment se passe la vie de couple en voyage ? 

15) Comment vous envoyer un message ? Comment soutenir votre projet ?

16) Quel est le plus grand risque selon vous durant ce voyage ?

17) Avez vous vu beaucoup d’animaux ?

18) Comment traversez vous en vélo des zones compliquées (désert, montagne, quartiers  sensibles) ? 

19) Un conseil pour ceux qui voudraient partir ? 

Voici les réponses aux questions que vous nous posez régulièrement. N’hésitez pas à nous solliciter d’avantage pour de multiples raisons (visas, matériels, transports…).

1) Quels sont les objectifs du voyage 2 CAPS en GUIDONS ? 

Nous sommes partis d’Aulnay-sous-bois, près de Paris, en novembre 2015:  direction le détroit de Gibraltar! Nous consacrons l’année 2016 à la découverte de l’Afrique en prenant la route de Dakar. Puis en poursuivant notre voyage en reliant l’Afrique du sud à la Tanzanie, via les chutes Victoria et le Kilimandjaro. L’année 2017 sera américaine avec la traversée de ce continent du sud au nord. Enfin, une troisième année sera nécessaire pour effectuer le long retour à travers l’Asie avant de rentrer en Europe, à la « maison ». Retour prévu: fin 2018.

2) Comment se déroulent vos journées en voyage ?

En général, notre réveil est naturel aux alentours de 07h00. Après un petit déj’ assez costaud, nous remballons tente et matériel, après quoi nous réveillons à leur tour les vélos. Nous enfourchons nos montures autour de 09h00, parfois avant pour profiter du frais. 25 km et c’est la première pause café. Milieu de journée vers 11h30: casse-croûte. Une petite sieste sur place s’improvise parfois! L’après midi, nous pouvons couvrir une distance de 50 km si tout va bien. Notre moyenne journalière tourne autour de 75 à 80 km. Il arrive que nous poussions jusqu’a 100/115 km pour la quête de l’eau ou pour faire quelques courses. Vers 17h30, nous commencons à chercher un lieu de bivouac serain (discret-accesible-confortable). Nous sommes souvent invités en demandant de l’eau. Quelques réparations, revue des photos, on papote  avec nos hotes du jour. À 22h00 souvent, les yeux nous piquent déjà…

3) Comment gérez vous vos dépenses durant votre périple ?

Nous avons pu économiser pendant trois ans pour donner à ce voyage les moyens de nos espérences. Nous utisons une carte bancaire ( comme tout le monde !…) et retirons un peu d’argent quand cela est nécessaire et…si des distributeurs existent ! Nous utilisons les applications internet de nos banques respectives pour gérer à distances nos comptes et autres virements. Nous savons désormais vivre avec moins de 10 € par jour pour deux personnes, nourriture incluse. Parfois, nous craquons pour un extra : un petit hôtel, une visite payante, une petite bouteille ! Durant ce genre de periple, il faut savoir se faire plaisir de temps en temps… 

4) Comment faites-vous pour communiquer avec la famille ? Vos amis ?

À l’heure d’Internet, c’est en nous connectant sur un reseau wifi gratuit (resto, café, certaines places publiques de villes touristiques)  que  nous pouvons communiquer avec les copains et la famille restés en France. Encore faut-il trouver du wifi… Nous n’utilisons pas encore de carte de crédit téléphonique pour l’international mais l’idée nous plait. Étant souvent invités chez des personnes rencontrées sur notre route, nous utilisons leur connexion internet. Nous utilisons aussi les connections des rares campings et hôtels dans lesquels nous logeons parfois. L’application Facebook Messenger est notre préférée (texte + photos). La messagerie perso et celle de notre blog 2 CAPS en GUIDONS sont moins utilisées. Ensuite, nous appellons parfois les parents également par internet via Whats’App. Enfin, comme nous savons qu’une carte postale du bout du monde fait toujours plaisir, on en écrit mais plus rarement ! 

5) Avez vous le temps et l’envie de visiter des sites importants sur votre route ?

Mais oui, on voyage pour ça ! Notre odyssée autour du globe n’est pas un défi purement cycliste, le vélo n’étant que le moyen de transport. Disons que nous avons toujours l’envie de découvrir, de visiter, de profiter des sites incontournables représentant l’histoire, l’identité ou la culture du pays que nous visitons. On y manque rarement. Mais parfois le temps nous manque (parfois c’est aussi trop cher pour notre bourse de voyageur !) pour tout visiter quand nous débarquons dans une ville dans laquelle les intérêts sont nombreux et… assaillis de touristes ! 

6) La France, les amis et la famille ne vous manquent-ils pas ? 

La famille et les amis sont la France ! Nous y pensons chaque jour, souvent plusieurs fois car ils sont le point d’origine de notre periple. Les deux mois qui ont suivi notre départ ont été comme des vacances, puis une sorte de manque s’est invitée au programme, surtout chez Thibaut. Mais sans spleen. Mylène, elle, est plus discrète sur ses sentiments. Passé le cap des 6 mois, nous avons complètement admis n’être que des voyageurs de passage… À notre époque, internet permet de communiquer facilement à l’autre bout du monde et sans délai. Elle est loin l’époque des pigeons voyageurs, loin le temps où il fallait attendre le prochain bateau ou avion pour recevoir des nouvelles fraiches et reconfortantes. Ça permet de relativiser… À l’inverse, nous supposons manquer à quelques personnes en France, on pourrait donc retourner la question ! Sinon, plus clairement, la gastronomie française nous manque terriblement ! Charcuterie, desserts à foison, bon vin du pays… Question suivante !?!? 

7) Est-ce que des personnes (amis, famille) vous rejoignent durant le voyage ?

Oh que oui ! Attendus en France à l’occasion de notre passage dans leur region (Normandie, Bretagne, Anjou, Charentes, Aquitaine…),  c’est la première fois dans le pays berbère marocain que des amis nous ont véritablement rejoint pour une pause d’une semaine. Ça fait un bien fou de les revoir ! D’autres amis ont déjà prévu de leur emboîter le pas, se joignant à nous pour l’ascension du sommet de l’Afrique au mois d’octobre prochain ! Quant à nos familles, elles ne demeurent pas en reste puisque les parents de Mylène ont découvert avec nous les saveurs et surprises du Sénégal, aux côtés de notre hôte Laurence, elle aussi de la famille ! Le frère de Mylène a déjà prévu de nous rejoindre fin octobre pour randonner quelques jours avec nous à la Réunion et savourer, entre autres, quelques rhums sous les cocotiers…. Ce sera aussi et surtout l’occasion de rendre visite à la grande soeur habitant sur l’île ! Nos parents respectifs nous rejoindront dans la foulée, toujours à la Réunion. Si le but de ces visites est bien de se revoir, c’est aussi une bonne façon pour nous de lâcher un peu les vélos et pour nos visiteurs, de voir du pays et de faire partie de notre periple ! 

8) Pourquoi un voyage spécialement en vélo ?

On nous pose souvent cette question ! Nous avions plusieurs choix : l’avion, le tapis-volant, en voiture, en bateau, en stop, la marche à pied ou la moto. Écartons d’emblée le bateau, Thib n’as pas le pied marin (…). L’avion est trop cher et pas très vert. La marche à pied est une bonne idée mais ça risque de prendre 15 ans. En voiture, le contact avec les populations n’est pas le même et l’essence n’est pas donné. Le stop nous plaisait mais nous paraissait un brin trop aventureux. Reste à choisir entre la moto et… le tapis-volant ! Puis le vélo nous est apparu comme LA réponse à cette question. En vélo, nous prenons les grandes routes ou les petits chemins de traverse, nous avons le temps d’explorer les paysages et surtout les rencontres sont rendues bien plus faciles. On en bave un peu parfois mais la récompense est presque toujours au rendez vous. Quelle joie de traverser tout un pays au rythme humain de la petite Reine, ouverts aux surprises que nous préparent une telle odyssée. C’est en quelque sorte la bonne vitesse de voyage : tout en restant écolo, nous sommes plus rapides qu’en marchant, un moyen motorisé ne nous permettrai pas d’etre attentifs à l’ambiance des lieux que nous traversons. Et le vélo, ça ne s’oublie pas ! 

9) Comment maintenez vous votre hygiène au jour le jour ?

Au jour le jour, justement ! Ils sont rares les soirs où nous devons nous passer d’une douche, même sommaire. Nous ne sommes pas très branchés Roots ou  » voyage à la cro-magnon ». Habituellement, nous arrivons à nous ravitailler en eau (robinet station service, en demandant aux habitants, par pompage en cours d’eau, etc…) tous les jours. Nous pouvons boire, cuisiner, nous laver et faire la vaisselle avec moins de 10 litres pour deux. Une bâche à eau nous sert de douche quand nous bivouaquons. Au début, ça parait rustique et puis avec le temps on s’y habitue. Il est primordial pour nous de nous laver après une journée de vélo, surtout quand une femme fait partie de l’équipe. Enfin, voyager propre c’est la meilleur façon de bien passer une frontière, d’être accueillis sans réserve chez les gens que nous rencontrons, de paraître voyageurs plutôt que vagabonds. Encore faut-il trouver de l’eau et dans certaines regions désertiques, la recherche de l’eau est la grande quête de chaque jour. Pas tant pour la douche que pour s’hydrater, besoin beaucoup plus vital…

10) Combien de crevaisons depuis le départ ? Des problèmes matériels avec les vélos ?

Les crevaisons ?! On ne les compte plus…. Plusieurs dizaines en 6 mois de voyage ! Nous sommes passés maîtres dans l’art  de la réparation de chambres à air. Et puis ici, en Afrique tout est piquant. Réparer un vélo en bord de route au milieu de la brousse peut aussi être un bon moyen pour se faire des copains. Quant aux vélos proprement dit, disons le clairement : c’est mitigé. Autant celui de Thibaut est robuste et semble tenir la route sur la durée, autant nous avons dû changer le vélo de Mylène, indéniablement non taillé pour ce genre d’aventure. Nous avions un vélo avec des vitesses à transmission automatique, sans dérailleur. Très sensible, ce système assez technique s’est avéré peu endurant et surtout difficile à réparer en solo . On a du changer le cadre, la transmission, les roues : tout quoi ! Bref… On a pu racheter un VTT bien plus simpliste mais costaud en Afrique du sud à un prix imbattable grâce à une belle rencontre. Ne reste du vélo d’origine que la fourche !!! 

11) Que mangez vous ? Comment vous faites-vous à manger au quotidien ?

Nous mangeons quotidienement les spécialités des pays que nous traversons, c’est donc souvent très  » local ». Nous ne recherchons pas à nous nourir comme au pays. Ça pique, ça brûle, c’est sucré-salé : autant de saveurs que nos papilles découvrent elles aussi en voyageant et c’est tant mieux ! Même si la gastronomie bien de chez nous nous manque parfois ! Un petit resto de temps à autre pour fêter notre arrivée dans une ville est souvent l’occasion de déguster une bière, voir plus si affinité ! Pour cuisiner, nous utilisons un réchaud multi combustibles, enfin quand il marche et que nous avons un stock pétrole dispo.Nous ne mangeons pas de nourriture lyophilisée ! Que du frais, ou de la conserve. La viande rouge, les produit laitiers et les fruits sont les plus difficiles à trouver, nous devons pourtant en manger pour éviter la carances ! Enfin, on se nourrit souvent des aliments que nous offre nos hôtes… 

12) Que détestez vous le plus durant ce voyage ? Au contraire, qu’adorez vous faire ? 

Nous détestons les véhicules qui passent trop vite et trop prêt de nous quand nous pédalons. Les encouragements sonores sont sympas en début de journée mais deviennent vites exaspérant après le 100ème coup de klaxon. Il y a aussi tous les enquiquineurs de tout poils et grateurs permanents qui nous accostent et nous appellent d’emblée « mon ami ! « , les mecs bourrés qui veulent nous apprendre la vie, les caissières qui ne comprennent rien, les gardiens de nuit qui nous balancent au chef parce qu’on a osé dormir dans leur zone, les services payants pour tout, et les mecs qui te demandent de la thune parce qu’ils t’ont rempli une gourde d’un litre au robinet et enfin, les enfants-mouche qui ne savent pas dire bonjour et n’ont que « give me money !  » à la bouche figurent aussi dans la liste de nos moments d’impatience. 😣😠😈 !!! Pardonnez nous…

En revanche nous adorons papoter, même succinctement, avec les locaux du coin. L’odeur du café dans la tente le matin, le biltong (viande marinée puis sèchée d’Afrique australe), les ciels de nuits africains de toute beauté, on aime toujours être acceuillis car c’est toujours un don, l’ébahissement des gamins le matin sur le chemin de l’école quand ils croisent nos bécanes, le feu du soir, surprendre un animal typiquement africain (en évitant certains fauves tout de même !), raconter nos périples à nos hotes, avoir des news de la famille et des amis, siroter des bières quand un objectif important est atteint (désert vaincu, montagnes franchies, etc…), lâcher les vélos quelques heures voir quelques jours et surtout, surtout : cette incroyable sensation de liberté et d’exaltation que procure la traversée d’un continent en vélo !!! 

13) Pas trop dur pour une femme ce périple ? 

Ce voyage serait dur à supporter si je voulais (Mylène) absolument vivre comme une citadine en vacances à la campagne, en pleine Afrique. On peut être femme et simple dans sa façon de voyager. Il suffit juste de lâcher un peu prise concernant la sueur, la poussière, les pause-pipi et être certaine que votre compagnon est assez patient pour comprendre qu’une femme ne vit à 100% comme un homme. Je dois faire les même distances quotidiennes qu’un homme, manger sans faire de manière, faire fi du maquillage (pas trop dur me concernant !) et porter des charges souvent lourdes, même pour lui. La contrepartie c’est qu’il doit me laisser être féminine sur certain aspects : douche quotidienne si possible mais souvent fraiche (avec seulement 1 litre…),  ralentissement du rytme une fois par mois (…) et coupage des cheveux pas trop court ! Ce voyage n’est pas difficile pour une femme qui veut le vivre aussi intensément qu’un homme, sans contrainte imposée surtout par elle-même. C’est peut être ça « mon » féminisme ?… Enfin, quand une femme fait partie d’un groupe de voyageur, cela fait moins peur aux autochtones, ça rassure un peu semble t-il. On refuse peu d’aider un groupe (eau, emplacement pour la nuit, accueil chez l’habitant) quand une fille se charge de demander un petit service, le tout servi sur un petit accent français délicieux que ces messieurs trouvent souvent exquis… 

14) Comment se passe la vie de couple en voyage ? 

Nous tombons très peu malades en voyage. Le corps semble plus robuste, plus endurant, plus costaud. Il nous semble que c’est le même phénomène pour la vie de couple.Tres peu de crises de nerfs, peu d’embrouilles futiles. C’est comme si nous étions en prise avec des éléments extérieurs qu’il faut anticiper et gérer avec pour front commun notre couple, plus uni que jamais ! Nous n’avons guère le temps pour nous chamailler quand il devient urgent de trouver de l’eau pour survivre jusqu’au lendemain soir… Quand on regarde la vie dans la même direction, les frictions sont peu nombreuses. Il nous arrive, comme tous les couple stables, de nous chiffoner un peu et c’est normal. Il faut dire que nous sommes 24h/24 ensembles ! L’important est de se dire VRAIMENT les choses qui font mal pour repartir du bon pied. Il est vital pour le voyage d’être unis en face des difficultés, sinon nous n’avons plus qu’à rentrer à Paris. Enfin, pour ce qui est des choses qui ne s’écrivent pas (…),disons simplement que le voyage offre la possibilité de surprendre et d’être surpris. Quoi de plus exitant ? Notre vie d’amants parisiens se paye un voyage dans les chaudes nuits tropicales et notre périple apprécie…

15) Comment vous envoyer un message ? Comment soutenir votre projet ?

De nombreux amis et membres de nos familles ont déjà soutenu notre projet de voyage en faisant un don pour notre caisse de voyage via notre blog internet 2 CAPS en GUIDONS. Nous les en remercions !  C’est par l’intermédiaire du  » Pot commun » que nous avons pu glaner l’argent nécessaire aux derniers préparatifs. Quant à nous joindre, à l’heure de ce 21ème siècle, c’est par internet qu’il faut s’y prendre : facebook messenger, application What’s App, mails sur messagerie du blog 2 CAPS en GUIDONS, message sur page facebook. Les moyens pour nous envoyer un petit coucou ne manquent pas, ne reste plus pour nous qu’ à devoir capter les ondes wifi, et là, c’est une autre histoire…

16) Quel est le plus grand risque selon vous durant ce voyage ?

D’emblée et sans trop l’ombre d’un doute : l’homme. Phénomènes méteos violents et dévastateurs, animaux venimeux ou agressifs, maladies tropicales ou alimentaires : tout ces fléaux ne sont rien à côté du caractère imprévisible de l’homo sapiens !…. Il est, et de loin, notre préoccupation majeur quant aux risques (calculés) que nous devons nécessairement assumer pour mener à bien notre voyage. Circulation routière, vols et agressions sont les calamités que nous redoutons le plus et restons vigilants sans tomber dans une méfiance exagérée. Car il faut vivre avec les autres pour profiter pleinement d’un tel périple. Le repli sur soi est impossible pour qui veut découvrir le quotidien sans retenue des populations aux modes de vie parfois très différents du notre. Un seul mot d’ordre : vigilance. Un seul objectif : la découverte sans mefiance. 

17) Avez vous vu beaucoup d’animaux ?

Qu’est-ce que « beaucoup » d’animaux ?  Si l’on s’en tient uniquement au nombre d’animaux vus ou aperçus, il faut dire que nous n’en n’avons pas vu tout les jours ! On en voit tout de même beaucoup plus que dans notre vie d’avant. Domestiqués ou non, les animaux africains les plus courants n’ont pas la chance de leurs semblables européens : la vie est courte pour les rares chats du coin, dure pour les maigres chiens que nous croisons et que dire des ânes, véritables souffre-douleurs du continent. Les vaches sont marquées au fer rouge, jalouses des nombreuses biquettes omniprésentes, confortablement installées dans chaque village à l’abri des fêtes du Ramadan ! Enfin, je pense que je vais finir par étriper un coq à force de me faire réveiller en pleine nuit par leurs chants stridents ! Heureusement,  les grands animaux africains se laissent aussi apercevoir, pourvu d’avoir de la chance (ou pas !…) : éléphants, buffles, croco, girafes, guépard, babouins et singes de toutes sortes, plusieurs scorpions et moustiques par million ! Les oiseaux font notre ravissement de tous les jours par leur couleurs chatoyantes et les espèces maritimes ne sont pas en reste le long de la côte sud-africaine : otaries, balaines, requins et phoques. Des espèces endémiques nous ont aussi aperçu tel l’orix du désert namibien et quelques zèbres. Manque à notre tableau de photographes lion,  rhino et léopard pour compléter le panel des Big 5 typiquement africain. Il y a aussi ceux qu’on n’aimerai ne pas  croiser, à savoir hyènes et serpents…

18) Comment traversez vous en vélo des zones compliquées (désert, montagne, quartiers  sensibles) ? 

Pour le désert, nous emportons jusqu’à 12 litres d’eau par jour, pour deux. Parfois plus. Nous roulons sur des distances bien plus longues qu’en conditions normales ( + de 100 km). Dattes, pattes, fruits secs et thés brulants constituent notre alimentation quotidienne. La mission de chaque jour est de trouver de l’eau et d’avancer vite et sans faire de casse car autour nul recours, nul secours. Pour ce qu’il s’agit de la montagne, c’est plutôt la guerre contre le poids que contre la soif qui est importante. Le froid s’imice aussi dans l’équation. Pistes impraticables, cols fermés ou non, villages accessibles ou pas, il faut faire les calculs avec plusieurs inconnues. On aime ça ! Enfin, quand aux quartiers sensibles, on y trouve souvent rien à voir qui vaille la peine de prendre le risque de s’exposer à des intentions malveillantes. On les évite. Parfois, on passe rapidos, sans trainer. Cependant, nous avons pu aussi constater qu’ une foule de gens fort sympathiques vivent dans des quartiers difficiles sans pour autant être des bandits. Il faut sans cesse ne pas se laisser tomber dans les prejugés pour découvrir que c’est parfois au fond d’un township miteux que se cachent de belles âmes à rencontrer ! 

19) Un conseil pour ceux qui voudraient partir ? 

FONCEZ !!! On peut très bien vivre sans voyager, mais si l’envie vous en prend, FONCEZ !!!  Un voyage au long court (plus d’un mois ?) en itinérance, motorisé ou non, vaut vraiment le coup, croyez nous ! Avec un minimum de préparation, on sort vite du cliché du vagabond-maraudeur pour trouver sa place de voyageur libre, sain de corps et d’esprit et apprécié par tous. Çela rend vigoureux, imaginatif, dynamique, ouvert sur les autres et sur le monde et surtout procure un énorme sentiment de liberté donnant à l’existence toute la saveur qu’elle mérite ! Partez ! Rêvez votre voyage, vos terres à explorer, ces oceans à traverser et la belle montagne à gravir ! Nous n’avons pas sept vies comme les chats ! Il faut se hâter de vivre ses rêves, parfois non sans maintes péripéties, mais jamais sans exaltation. Partez ! 

20) Et après ? 

Ah ! La meilleur question pour la fin ! Ceux qui ont lu cette suite de questions jusqu’à la fin ont bien droit à une réponse surprise ! 

Il est encore difficile de répondre très clairement sur l’après voyage. Nous y pensons souvent pourtant , à la lumière de ce que nous vivons au jour le jour sur nos engins. Plusieurs chemins s’offrent à nous, nous laissons le choix et c’est déjà un luxe ! 

Option 1: se poser, s’accrocher à un bout de caillou quelque part de retour en France. Faire des petits, monter une boîte de vols en montgolfière ou dans le monde du voyage et de l’exploration, forts de notre expérience de cyclo-baroudeurs ? Pourquoi pas… Une vie de chercheur d’or nous plairait aussi !

Option 2 : se consacrer à la cause environnementale tant le « spectacle » que présente l’humanité à nos yeux de voyageurs est consternant. On voudrait tenter qulque chose pour contenir la destruction du vivant et de nature. On ne sait par où commencer ? À qui s’adresser ?

Option 3 : continuer de voyager. Se dessiner une vie de voyage, ne travailler qu’un temps pour repartir ensuite vers d’autres mondes, d’autres univers (plus  maritimes…). Se former à d’autres modes de voyage (bateaux ? moto ? ) et poursuivre notre désir de liberté et d’exploration.

 Beaucoup de chemins en suspend pour l’après voyage rendent cette question passionante car elle nous parle de notre avenir : c’est, de loin, le plus intriguant, le plus intéressant !