L’Iran en 20 mots !

L’Iran fut tellement intense qu’un récit de sa traversée serait bien trop long. 20 mots clefs nous paraissent plus adaptés. Bonne lecture.

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Grenade

Non, ce n’est pas ce que vous croyez ! Il s’agit bien du fruit dont la culture est largement répandue à ces latitudes. Des montagnes du nord jusqu’au détroit d’Ormuz, les iraniens vont nous gratifier de quelques kilos de grenade à emporter. Lourdes et juteuses, grosses comme des melons, elles produisent de façon surprenante un jus légèrement salé et succulent. Les femmes s’occupent de tanner le fruit, de mixer la pulpe, de la presser et de récupérer le nectar. Tout un art…

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Vélo

En Iran, comme dans beaucoup de pays où le prix du pétrole est dérisoire (0,15€/L), se fatiguer à pédaler relève de l’idiotie. Ici, on utilise le vélo seulement pour aller chercher le pain. D’autant que les distances sont grandes. Quelques illuminés s’essayent cependant à dévaler les pentes des volcans des environs de Tabriz en VTT. C’est là que nous avons pu réparer nos montures d’acier car on peut trouver dans le pays quelques boutiques vendant du matériel de qualité. Malgré les sanctions américaines, les prix sont restés très attractifs. Ainsi, nous avons pu changé un moyeu arrière + freins à disques pour moins de 35 euros. A débattre ! Et chaque fois que nous avons eu affaire aux boutiquiers, surpris de nous voir débarquer dans leur échoppes, nous en sommes ressortis avec un présent de bonne continuation : un tour de cou, un pneu, des câbles de frein… Générosité iranienne !

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Tabriz

La grande ville du nord-ouest, la troisième par le nombre d’habitants. Voisine de la Turquie toute proche, il y flotte un petit air d’insolence vis-à-vis du régime. Les femmes, pleines de malice, grappillent centimètre après centimètre, la part occupée par le voile qui coiffe cependant toutes les têtes de ces dames. Ville universitaire et prisée par la jeunesse, Tabriz est sous surveillance. L’ancienne mosquée bleue, lézardée par les tremblements de terre, tient encore debout et vaut un petit coup d’œil. Le bazar de la ville, dans lequel on se perd avec une facilité déconcertante, est un authentique labyrinthe. Nous avons dormi gratuitement dans le parc de la ville, où des emplacements prévus à cet effet attendent le voyageur de passage. Quel haut degré de civilisation !

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Chaï

Orient oblige, le thé est partout. Il se dit que l’Iran en produit sur les bords humides de la mer Caspienne, en quantité infinitésimale en rapport à la consommation nationale. Le thé est souvent servi avant de se restaurer, ce qui peut surprendre l’occidental. Partout, il est proposé avec désintéressement, pour bavarder, pour faire connaissance. Un bon prétexte en somme. Il est de bon ton de ne pas boire le mare de thé gisant au fond du verre. Nous avons surpris quelques personnes versant leur thé dans la coupe et non dans la tasse, afin de le boire moins chaud. Boire le thé avec les vieux est un privilège et se passe souvent de commentaires superflus. Enfin, dernier détail : les iraniens ne sucrent pas le thé dans la théière, comme au Maroc par exemple. Non, ils gobent directement un morceau de sucre qu’ils placent sous la langue et sirotent ensuite le thé avec lenteur. On s’y fait plutôt vite.

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Bazar

Et quel bazar ! Fruits et légumes bien sur mais aussi viandes, maroquinerie, joaillerie, céramiques, sucreries, confiserie, lampes, olives, vêtements, etc… Il n’est pas toujours facile d’y trouver ce qu’on cherche mais on y trouve aisément ce qu’on ne veut pas ! Les marchands ne nous sollicitent que très peu et les prix sont fait pour les locaux et non spécialement doublés pour les touristes. Nous n’avons pas senti le besoin de tout négocier. D’une manière générale, nous avons trouvé les iraniens assez honnêtes sur les prix. L’ancienne route de la soie n’est jamais loin et c’est peut-être dans les bazars qu’on la discerne encore le mieux à travers les parfums des épiceries et les draperies de toutes les couleurs, en soie forcement…

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Chiisme (Qom)

Pour être tout fait honnête, nous étions un peu effrayés de nous rendre dans la capitale théologique de l’islam chiite. Tout ces hommes drapés, enturbannés, à la longue barbe noire, nous effrayaient un peu. Pourtant, nous avons été reçus à Qom avec une grande courtoisie et beaucoup de tolérance. Moyennant un voile (très) couvrant pour Mylène, nous avons pu visiter le lieu le plus sacré de la ville, le fastueux sanctuaire de Fatima. On ne peut que s’émerveiller devant la finesse de ces mosquées turquoises, sur ces parvis de marbre blanc, dans le psalmodie de la prière du soir. La religion est omniprésente certes mais l’étranger n’a aucune raison de s’y sentir malvenue car on s’attache dans les lieux saints du chiisme de Qom (et partout ailleurs en Iran) à recevoir le visiteur avec une grande politesse. Les iraniens ont décidément un grand souci de la civilisation. Quant à la doctrine, nous n’en savons que peu de chose à part qu’elle est centrée sur la succession des descendants de Mahomet. Il n’est pas facile d’aborder le sujet mais les images du sang versé par les imams martyrs sont partout en Iran et suffisent d’elle-même à rendre cette question inaccessible aux ignorants que nous sommes.

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Désert

En dehors des grandes villes, le pays est vide. Quelques villages éparpillés le long des ruisseaux qui ne resurgissent de profondeurs qu’à la fonte des neige. Entendez bien, il s’agit plus de steppes sèches que d’un désert de dunes. L’hiver y est d’une rudesse effroyable, l’été est un enfer et c’est dans les déserts proches de la frontière afghane que l’on a enregistré le record de température terrestre (60C°?). En plein mois de novembre et loin de ces extrêmes, nous y avons souvent planté la tente seulement éclairée par un croissant de lune ou par quelques flammes crépitantes. Attention aux scorpions et autres serpents ! Les grands espaces vides du centre du pays, parfois occupés par d’immenses étendues blanches et salées donneraient presque le vertige. Est-ce raisonnable de se lancer dans un tel vide ? Pourtant, maintenant , nous le savons bien : le désert, où qu’il soit sur cette planète, enseigne mille fois plus de choses que le brouhaha des villes malsaines. C’est ici que nous sentons la vie battre, dans la majesté des silences désertiques.

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Femmes

Ah les femmes… Il semblerait que bon nombre de ces messieurs aient oublié qu’elles sont l’avenir de l’homme. Vaste débat que le statut de la femme iranienne… en Occident ! Il y a les femmes-rebelles qui tentent d’échapper au lourd patriarcat des mâles et nous ne pouvons que soutenir leur combat pour plus de liberté. Il y a aussi les femmes qui s’accommodent ( ou semblent s’accommoder ? ) de leur condition et qui soutiennent les lois en place. Nous avons été surpris de constater que nombre de femmes n’aspirent pas à la mode parisienne et nous en félicitons également. Nous regrettons le port de ces sombres burqa d’où seul un nez s’échappe. Nous avons été surpris aussi de constater qu’un couple ne peut se fréquenter publiquement sans être accompagné par un parent. Pas de relation sous la ceinture avant le mariage, du moins officiellement… En revanche, les femmes conduisent, votent, divorcent et sont librement représentées au parlement. La structure familiale est encore, loin s’en faut, la pierre angulaire de l’organisation de la société. La femme y a sa place, celle d’une épouse et d’une mère. Nombre de touristes tentent de changer la donne en ce qui concerne le port du voile obligatoire. A chacun son opinion mais c’est aux iraniennes de faire bouger les choses, pas aux filles occidentales en vacances pour quinze jours dans le pays. Nous n’avons pas à vouloir changer la culture du pays. L’ingérance occidentale est très mal vécue en Iran, pays qui avec 4000 ans d’histoire n’a pas de leçon à recevoir. Mylène a pu voyager en vélo en portant un pudique « cache-fesse » et un voile de couleur. L’Iran en vaut la peine.

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Zoroastrisme

L’ancienne religion des perses. On ne voyage pas en Iran sans passer au travers de tout le spectre religieux, il est partout ! Il faut s’y faire ou alors voyager dans un autre pays. Zoroastre est l’homme fort de cette religion oubliée qui prophétisa que la nature intrinsèque de l’homme est parcourue par deux courants, le bien et le mal. L’humain se trouve perpétuellement au cœur d’un choix. Ce qu’il y a de marquant, c’est que leur dieu n’a nul besoin d’être adoré, que le feu constitue son symbole sur Terre et que les morts n’y sont point enterrés mais laissés à l’appétit des vautours afin de ne pas souiller la terre, encore jusqu’à une époque récente. La nature et les quatre éléments est l’œuvre de la divinité et ne saurait être salie. Les femmes zoroastriennes s’habillent tout de blanc ce qui surprend dans un pays où le noir islamique est de rigueur. Cette communauté y est respectée, reconnue et s’agrège autour de Yazd et du village de Varzaneh. Surprenante culture qui vaut le détour par la pureté de son idéal et par l’étrangeté de son culte, l’entretien perpétuel du Feu sacré. Typiquement perse.

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SEPA

Typiquement perse aussi, malheureusement… Comme il fallait bien trouver un défaut à ces iraniens d’un accueil exceptionnel, nous vous avons déniché les fameux gardiens de la révolution. Pas des tendres. Il se raconte comment ces SEPA venaient rançonner les familles en deuil pour rembourser la balle qui avait tuer l’un des leurs. Sidérant. Opérant en civil, il ne faut pas rigoler avec ces mecs là. Ils suspectent tout et sont le bras armé (et assumé) du régime. Nous n’avons pas eu affaire directement à eux mais à leurs indicateurs et leurs questions inquisitrices : Pourquoi venez vous ici ? Quel sont vos contacts en Iran ? C’est surtout ces hommes qui vous suivent en voiture parfois, ces regards insistant, ces coups de téléphone. L’espionnite est de mise dans le pays de « l’axe du mal », comme le surnomme les américains.

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Caravansérail

Enceinte fortifiée carrée ou rectangulaire regroupée autour d’un puit central le plus souvent. Les «ker’vanseray» servaient d’abri aux caravanes constamment sous la menace des brigandages et des pillards qui hantaient, impunis, les grands plateaux vides de la Perse d’antan. Ils sont savamment disposés au maximum tout les 40 kilomètres, distance que peuvent franchir sans trop de fatigue les chameaux en une journée. Véritable patrimoine historique, héritage tout droit venu des siècles d’or de la route de la soie, ils sont trop souvent laissés à l’abandon aux quatre vents. Un soir pourtant, sur la route sableuse de Yazd et bénis pas le soleil couchant, nous parvenons dans l’un de ses édifices que recèle le désert en secret depuis cinq siècles. Nous y allumerons le feu de l’amitié après notre rencontre fortuite avec un couple flamand, un autre hollandais, un allemand et un italien. On refait l’Iran et le monde sous les étoiles à la seule lueur des flammes jusque tard dans la nuit. Nos ombres dansent sur les murs de la vieille mosquée en ruine. Nous avons l’insensé privilège de bivouaquer dans un caravansérail oublié en plein désert.

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Esphahan

D’habitude, nous n’aimons pas pénétrer dans les grandes villes en raison du chaos de la circulation. Mais pour Ispahan, nous faisons une exception. La grande place centrale est superbe, surtout aux heures crépusculaires. Les arcades qui entourent les fontaines recèlent des trésors d’orfèvrerie. Or, cuivre, argent, platine, ça brille de toute part. Les immenses mosquées aux couleurs émeraudes, finement ciselées sont d’une noblesse remarquable. Le vieux pont n’a pas vu l’eau depuis longtemps et abrite le soir les musiciens interdits et la jeunesse chantante, riante et amoureuse. Un joli quartier arménien nous surprend et dresse dans des lignes très orientales sa cathédrale de brique. La communauté arménienne semble complètement intégrée au pays de la révolution islamique, c’est d’ailleurs la seule à pouvoir consommer officiellement du vin. Ispahan vaut le détour et charme par le fast de ses jardins persans, censés illustrer le paradis. Esphahan et ses mœurs plus raffinés, où les couples parfois se tiennent par la main, où même les pigeons font le spectacle !

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Ta’arof

Le code de politesse iranien, fait de refus initiaux et d’acceptations secondaires. Produit de la civilisation perse dans tout ce qu’elle a de raffiné, il regroupe des formules presque protocolaires, l’incontournable respect dû aux vénérables et… l’accueil des voyageurs. Il nous faut décoder un minimum ce sens de la politesse qui ne se lit qu’au second degré. On vous invite une première fois à la maison : refusez ! Une deuxième fois montre un intérêt certain : hésitez… La troisième est souvent la bonne : foncez ! La sincérité accompagne la première proposition mais n’est que forme. Les suivantes révèlent d’avantage le fond de l’invitation. Un thé est en revanche offert sans autant de formalisme. Les hommes se serrent la main, les femmes font l’accolade. Mais on ne touche jamais une personne du sexe opposé. Bref, tout un lot de petites règles que personne ne vous reprochera de ne pas connaître, que peu vous expliqueront, mais qui prévalent dans le pays. A bon entendeur…

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Kashan

La belle Kashan et ses maisons de pacha d’une rare beauté. La mystérieuse Kashan et ses fontaines cachées d’où coule l’eau rare et les ateliers de fabrication d’eau de rose, spécialité de la ville. Il n’est pas une recette culinaire qui ne soit pas décliné à l’eau de rose. La délicate Kashan et ses bains chauds entourés de fresques aux motifs floraux éclatants. Les mausolées de Kashan, la plantureuse mosquée Aga Bozorg, la maison des Abbassides, les courettes intérieures d’où jaillissent des figuiers de 100 ans. Kashan l’ensorceleuse…

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Hospitalité

L’Iran est connue pour son immense patrimoine culturel, pour ses paysages rappelant l’age d’or de la soie, pour l’emprunte du religieux et pour… la formidable hospitalité de ses habitants ! D’une grande tolérance pour peu qu’on tolère leurs coutumes, les perses se sont montrés d’un accueil extrêmement chaleureux. Toujours prêts à vous sortir du pétrin, toujours curieux et attentifs aux paroles d’un voyageur. Ils donnent, car c’est la tradition. Celui qui reçoit c’est celui qui donne. Nous pensons à ces familles qui proposent spontanément un repas, une douche, un lit et des thés par dizaines. Et ce n’est pas dans les familles les plus traditionnelles ou les plus proches de la religion que nous avons été les plus mal reçus, au contraire ! Dormir chez l’imam, dormir chez le vacher, dormir chez le négociant, chez le camionneur. Tout est prétexte à la rencontre. Merci à eux, Mam’noun shok !

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Yuri, etc.

Véridique, nous avons croisé la trajectoire d’une comète dans le sud de l’Iran. La comète Yuri, tout droit venu du Tessin et de culture italienne. Un mec génial que ce Yuri ! En voila un qui sait voyager, éviter les gens pénibles, planter la tente discrètement, ne pas chipoter sur la bouffe, embrayer dans le vent de face sans jamais se détacher de l’humour et de joie de vivre. Nous avons de la chance, l’oiseau de bonne augure parle français et son accent transalpin nous enchante. Nous passerons trois semaines avec lui, alternant les bivouacs aux grands feux du soir à parler de la meilleure façon de démonter un pneu ou de manière plus profonde du manque qu’a crée en lui une colombienne qu’il espère rejoindre bientôt. Grazie mille, Yuri ! Et puis nous avons aussi voyager avec un couple de psychologues hollandais, débattant avec lucidité de la cohabitation entre spirituel irrationnel et psychologie scientifique. Un débat sans fin mais toujours enrichissant.

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Poésie

Avouons-le avec humilité et franchise, nous avons été surpris du raffinement des habitants de cette nation. Dans le style vestimentaire, dans la gastronomie, dans la tenue des femmes, dans la langue persane et ses infinies productions poétiques. La langue d’Avicenne fut la langue des plus beaux textes du grand Ferdowsi, portant la prose persane aux nues. Dans le quotidien, les iraniens les plus férus de littérature n’hésitent pas à nous traduire quelques vers de leurs poèmes préférés, une première dans ce voyage. Il faut leur reconnaître un don pour la poésie et l’écriture en générale. Ce qu’il y a de surprenant, c’est que ce goût ne se restreint pas qu’aux élites ou aux initiés. Amis de la poésie, bonsoir…

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Hommes

Coup de gueule : jamais Mylène, pourtant revêtue de l’habit conforme et loin des jeux de séduction, a tant été sollicitée par les impudents et autres pourceaux sans vergogne. Vas-y que je te touche la poitrine, vas-y que je dérape sur une fesse, etc… Quand on sait qu’il est indélicat de toucher une femme qui n’est pas la sienne en Iran, on s’étonne de surprendre un homme effleurer la rondeur d’un sein, quand bien même celui-ci serait caché sous trois épaisseurs de vêtement. Du fait de l’impossibilité de conquérir le cœur ( et le corps…) d’une fille avant le mariage, certains hommes se retrouvent dans un tel état de frustration sexuelle qu’ils en viennent à oser des gestes et des invitations indécentes avec les voyageuses étrangères. La chape de plomb sociétale sur les relations H/F empêche l’éclosion de rapports sains, de relations épanouie et de l’exercice hasardeux de l’amour et donc de la sexualité. Beaucoup d’hommes se réfugient sur la pornographie et s’imaginent, sans aucun doute, que les filles à l’œuvre dans ces films sont les mêmes qui voyagent en vélo ! Heureusement que Thibaut, d’une jalousie discrète, tempère par son regard d’une noirceur sans pitié les ardeurs de ces poltrons. Quant à voyager seule en Iran, c’est une autre histoire…

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Bivouac

Dans la steppe de la région de Zanjan, dans les montagnes de la région de Kashan, dans le désert du vide du Kerman, dans les palmeraies d’Ormuzgân, nous avons planté la tente à peu près partout, et même en ville. Tabriz et Saveh sont les cités dans lesquelles nous avons bivouaqué sans problème dans les parcs où des emplacements sont prévus à cet effet. Il faut juste s’assurer que les curieux ne soient pas trop intéressés par les vélos ou par votre intimité. A la campagne, il n’est pas courant de bivouaquer et cela pourrait surprendre le berger qui pourrait croire que vous êtes un voleur de bétail. Camper « en sauvage » nécessite donc discrétion et rusticité.

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Yazd

Notre préférée ! Plus authentique que son opulente voisine qu’est Ispahan. Ses bazars d’artisans appliqués, ses bagdir élégants et toujours fonctionnels. Il s’agit littéralement « d’attrappe-vent », tout à fait naturels et utiles pour rafraîchir la maison pendant l’été d’une chaleur inouïe. La cité est le centre spirituel des zoroastriens d’Iran, lui donnant une identité propre et légèrement détachée de toutes les autres. De grandes avenues aérées, un majestueuse mosquée centrale et toujours ces courettes secrètes, à découvrir dans le dédale des ruelles en pisé. Nous conseillons Yazd parce qu’elle est moins touristique et continue de vivre à l’heure persane, sans courir après buildings lumineux et bruits superflus dont la modernité raffole. A découvrir, tant qu’il en est encore temps…

Yazd, Iran

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Voilà, c’était l’Iran. Nous l’attendions depuis longtemps et pourtant, ce que nous avons vécu en traversant ce pays dépasse ce que nous avions entendu et imaginé. Bien sur, il y a les puissants qui ne sont pas toujours bien inspirés mais cela n’est pas singulier à l’Iran, n’est-ce pas ? Pour être parfaite, l’Iran nous a montré ses défauts. Et si c’était à refaire ? Forts de cette première expérience, nous y retournerions sans hésiter ! Un immense merci au peuple iranien, souvent accablé en Occident des pires appellations et injustement sanctionné par l’impérialisme nord-américain, qui démontre ce qu’est le sens véritable de l’hospitalité offerte à l’étranger. Que de leçons à tirer de la civilisation perse !

« Dans la vie, la valeur d’un homme dépend de ce qu’il recherche »

Proverbe persan

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4 réflexions sur “L’Iran en 20 mots !

  1. Bonjour les jeunes, je ne suis pas toujours dispo, mais je vous suis !
    Vous entrez dans une partie du monde que j’affectionne plus particulièrement. J’adore le désert et ce que l’on y ressent… pour peu que l’on y séjourne quelques jours.
    Au delà de la beauté des paysage, il y a un point primordial qui me touche à chaque fois, c’est lorsque vous mettez en avant la qualité, ou plutôt la chaleur de l’accueil que vous ressentez dans ces pays, qui malheureusement sont trop souvent associés à des images de conflits ou de misère. Bravo !
    Amicalement
    Pedro

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  2. Hello le soleil brille …..Quelle chance !
    Mylene à changé de look ….Toujours à la pointe de la mode, Dior le granvillas doit être fier ,de voir une conpatriote portant avec élégance foulard et tenue de soirée !!
    Une femme reste une femme …👙👡👜💄
    Toujours heureux et impressionnant de lire vos récits., Grands talents, sportifs
    reporters , cineastes,historiens,avec le sourire
    Malgré les aléas de la VIE.
    Bravo .bon vent .😍
    Bises de Paris.plage🐚🐟🐠
    Eveline et Robert

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  3. Concernant les books, en cours de mise en page, pour l’instant 140 pages de purs récits de voyage , 70000 mots à lire , à parcourir selon l’humeur et l’envie de découvrir votre avis sur un pays . Des books à parcourir, à feuilleter pour les photos, dévorer pour ces aventures cyclistes. Et lorsque l’on s’attaque à la version avec photos , c’est un pavé de plus de 555 pages pour partir rêver au fil d’une lecture ou réalisme et sincérité accompagnent les notes d’humour la description des plaisirs offerts par de multiples tables d’hôtes . Les films complètent ces books et sont l’avant goût de ces lectures à savourer d’un bloc ou par touches au hasard. Tout sera possible , mais en attendant voyagez encore les livres se remplissent , vos souvenirs s’accumulent et les choses s’organisent pour compacter vos années merveilleuses. Bonne route en Inde et en Asie.

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  4. Bonjour à tous les deux, je viens de me nourrir une fois de plus d’un récit captivant, il n’est pas utile de fermer les yeux pour ressentir vos émotions. je viens de voyager dans un pays magnifique grâce aux photos et la musique de vos mots qui l’accompagnent. Je vois dans vos rencontres votre cœur s’enrichir de la sagesse et de la tolérance qui manquent à beaucoup d’entre nous. Je vous embrasse, Vous êtes approche de votre but : découvrir le monde, le comprendre et partager.

    Lionel

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